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DPE 2026 : le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9

Depuis le 1er janvier 2026, le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évolue. La principale modification concerne l’électricité : le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9.

Cette évolution est particulièrement importante pour les logements chauffés à l’électricité. Elle peut permettre à certains biens d’améliorer leur classe énergétique DPE, parfois sans réaliser le moindre travaux.

Mais pourquoi ce coefficient change-t-il ? Que signifie concrètement le passage de 2,3 à 1,9 ? Quels logements sont concernés ? Un logement classé F ou G peut-il gagner une classe ? Faut-il refaire son DPE ?

France ECODIAG vous explique tout.


Le coefficient de conversion de l’électricité : qu’est-ce que c’est ?

Pour comprendre la réforme du DPE 2026, il faut distinguer deux notions essentielles :

  • l’énergie finale ;
  • l’énergie primaire.

L’énergie finale : ce que consomme réellement votre logement

L’énergie finale correspond à l’énergie réellement consommée par votre logement.

Dans le cas de l’électricité, c’est notamment ce que mesure votre compteur électrique.

Par exemple, si votre logement consomme :

10 000 kWh d’électricité par an

c’est cette consommation qui correspond à l’énergie finale.

Votre facture d’électricité est liée à cette consommation réelle.

L’énergie primaire : une valeur utilisée par le DPE

Le DPE utilise également une autre valeur : l’énergie primaire.

L’énergie primaire permet de prendre en compte l’énergie nécessaire en amont pour produire, transformer et acheminer l’énergie jusqu’au bâtiment.

Pour l’électricité, le DPE applique donc un coefficient de conversion.

C’est précisément ce coefficient qui évolue en 2026.


De 2,3 à 1,9 : qu’est-ce qui change ?

Jusqu’au 31 décembre 2025, le coefficient appliqué à l’électricité dans le DPE était de :

2,3

Depuis le 1er janvier 2026, il est de :

1,9

La différence peut sembler faible au premier abord. Pourtant, elle peut avoir un impact significatif sur le calcul de la performance énergétique d’un logement.

Exemple simple

Prenons un logement consommant 10 000 kWh d’électricité par an.

Avec l’ancien coefficient :

10 000 × 2,3 = 23 000 kWh d’énergie primaire

Avec le nouveau coefficient :

10 000 × 1,9 = 19 000 kWh d’énergie primaire

Le calcul du DPE fait donc apparaître :

4 000 kWh d’énergie primaire en moins.

Cela représente une baisse d’environ 17,4 % sur la quantité d’énergie primaire calculée à partir de cette consommation électrique.


Attention : votre logement ne consomme pas 17,4 % d’électricité en moins

C’est un point essentiel.

Le passage du coefficient 2,3 à 1,9 ne signifie absolument pas que votre consommation électrique réelle diminue.

Si votre compteur indique 10 000 kWh, vous consommerez toujours 10 000 kWh.

Votre facture d’électricité ne baisse donc pas automatiquement du fait de cette réforme.

C’est uniquement le calcul réglementaire du DPE qui change.

Le coefficient permet de convertir l’énergie finale en énergie primaire pour établir la performance énergétique conventionnelle du logement.


Pourquoi le coefficient de l’électricité passe-t-il à 1,9 ?

Cette évolution vise notamment à mieux prendre en compte les caractéristiques du système électrique français et la manière dont l’électricité est produite.

La France dispose d’une production électrique largement décarbonée, notamment grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables.

L’ancien coefficient de 2,3 conduisait à appliquer une pénalisation importante à l’électricité dans le calcul de l’énergie primaire.

Le passage à 1,9 permet donc de réduire cette pondération.

Cette évolution s’inscrit dans la volonté de mieux valoriser les logements utilisant des systèmes électriques performants, notamment les logements équipés de pompes à chaleur.


Quels logements sont principalement concernés ?

Tous les logements ne seront pas impactés de la même manière.

La modification est particulièrement intéressante pour les biens dont la consommation énergétique repose fortement sur l’électricité.

Cela concerne notamment :

  • les appartements chauffés à l’électricité ;
  • les maisons équipées de radiateurs électriques ;
  • les logements équipés de radiateurs à inertie ;
  • les logements équipés de panneaux rayonnants ;
  • les logements équipés d’une pompe à chaleur ;
  • les logements produisant leur eau chaude sanitaire à l’électricité ;
  • certains logements récents entièrement électriques.

Plus la part de l’électricité est importante dans le calcul énergétique du logement, plus l’évolution du coefficient peut avoir un impact sur le DPE.


Le nouveau coefficient peut-il améliorer la classe DPE ?

Oui, dans certains cas.

Le DPE classe les logements de A à G en fonction notamment de leur consommation d’énergie primaire et de leurs émissions de gaz à effet de serre.

En diminuant la valeur attribuée à la consommation électrique dans le calcul de l’énergie primaire, certains logements peuvent franchir le seuil d’une classe énergétique.

Par exemple, un logement proche de la limite entre deux classes pourrait passer :

F → E

ou :

E → D

selon ses caractéristiques.

Cependant, il n’est pas possible de garantir un changement de classe simplement parce que le logement est chauffé à l’électricité.

Le résultat dépend du calcul complet du DPE.


Quels sont les logements qui peuvent gagner une classe ?

Il n’existe pas de règle simple du type :

« Tous les logements électriques gagnent automatiquement une classe. »

Le DPE prend en compte de nombreux paramètres :

  • la surface du logement ;
  • l’isolation des murs ;
  • l’isolation de la toiture ;
  • l’isolation des planchers ;
  • les fenêtres ;
  • le système de chauffage ;
  • la production d’eau chaude sanitaire ;
  • la ventilation ;
  • le refroidissement éventuel ;
  • les consommations énergétiques ;
  • les émissions de gaz à effet de serre ;
  • les caractéristiques du bâtiment.

Le nouveau coefficient constitue donc un élément du calcul global.

Un logement peut changer de classe, rester dans la même classe tout en améliorant son niveau de consommation conventionnelle, ou ne connaître qu’une évolution limitée.


Quel impact pour les logements classés F ou G ?

C’est probablement l’un des enjeux les plus importants de cette réforme.

Les logements classés F et G sont considérés comme des logements énergivores ou « passoires énergétiques ».

Leur classement peut avoir des conséquences importantes pour les propriétaires, notamment dans le cadre de la location.

Avec l’évolution du coefficient électrique, certains logements F ou G chauffés à l’électricité peuvent bénéficier d’un classement plus favorable.

Pourquoi vérifier son DPE avant de réaliser des travaux ?

Un propriétaire qui envisage plusieurs milliers d’euros de travaux pour améliorer son classement énergétique peut avoir intérêt à vérifier d’abord l’impact du nouveau coefficient de conversion.

Dans certains cas, le nouveau calcul peut suffire à faire franchir au logement le seuil d’une classe supérieure.

Cela ne signifie évidemment pas que les travaux de rénovation énergétique deviennent inutiles.

Une bonne isolation permet toujours de réduire la consommation réelle et d’améliorer le confort.

Mais il est pertinent de connaître son classement DPE actualisé avant de prendre une décision d’investissement.


Faut-il refaire son DPE en 2026 ?

Pas nécessairement.

Les DPE réalisés avant le 1er janvier 2026 ne deviennent pas automatiquement invalides du fait de la modification du coefficient.

En revanche, certains diagnostics peuvent bénéficier d’une mise à jour avec le nouveau coefficient, selon les conditions prévues par la réglementation.

L’ADEME a notamment mis en place un dispositif permettant de vérifier l’évolution potentielle du classement des DPE concernés.

Dans certains cas, la mise à jour peut être réalisée sans nouvelle visite du diagnostiqueur.

Il est donc particulièrement intéressant pour les propriétaires d’un logement chauffé à l’électricité de vérifier leur situation.


Comment vérifier si mon ancien DPE change ?

Si vous possédez un DPE réalisé avant 2026, vous pouvez commencer par vérifier :

  • sa date de réalisation ;
  • son numéro DPE ;
  • sa classe énergétique ;
  • sa consommation conventionnelle ;
  • le type de chauffage ;
  • la part de l’électricité dans les usages énergétiques du logement.

L’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME permet de vérifier les informations relatives aux diagnostics enregistrés et les évolutions applicables.

Si votre logement est proche d’un seuil de changement de classe, cette vérification peut être particulièrement pertinente.


Quel impact sur la vente d’un logement ?

Le DPE est obligatoire lors de la vente d’un logement.

Il constitue également aujourd’hui un élément important dans la décision d’achat et dans la négociation du prix.

Un logement classé E, F ou G peut être davantage négocié qu’un logement bénéficiant d’une meilleure étiquette énergétique.

Pour un propriétaire vendeur, le nouveau coefficient peut donc être une information importante.

Exemple

Un appartement chauffé à l’électricité est classé F avec un ancien DPE.

Le propriétaire envisage une rénovation importante afin d’améliorer son classement.

Avant d’engager les travaux, il peut être pertinent de vérifier si le nouveau coefficient de 1,9 permet déjà d’améliorer le classement.

Si le logement passe par exemple de F à E, les conséquences sur son projet de vente peuvent être importantes.


Quel impact sur la location ?

La réglementation concernant les logements énergivores évolue progressivement.

Les propriétaires bailleurs doivent donc être particulièrement attentifs à leur classement DPE.

Pour un logement chauffé à l’électricité, le nouveau coefficient peut avoir une incidence sur cette situation.

Un logement situé à la frontière entre deux classes mérite donc d’être vérifié avant toute décision concernant des travaux, une mise en location ou un renouvellement de bail.


Le coefficient 1,9 change-t-il les émissions de CO₂ ?

Non.

Il faut distinguer :

la consommation d’énergie primaire
et
les émissions de gaz à effet de serre.

Le passage de 2,3 à 1,9 concerne principalement le facteur de conversion de l’électricité en énergie primaire utilisé dans le calcul réglementaire.

Il ne signifie pas que le logement émet automatiquement moins de CO₂.

Le DPE continue à présenter deux indicateurs essentiels :

La consommation d’énergie

Elle est exprimée en kWh d’énergie primaire par m² et par an.

Les émissions de gaz à effet de serre

Elles sont exprimées en kg de CO₂ équivalent par m² et par an.

Ces deux indicateurs participent au classement du logement.


Et les pompes à chaleur ?

Les logements équipés d’une pompe à chaleur peuvent également être concernés par cette évolution.

Une pompe à chaleur utilise de l’électricité pour produire du chauffage, mais son rendement permet généralement de fournir davantage d’énergie thermique que l’énergie électrique consommée.

La baisse du coefficient de conversion de l’électricité peut donc contribuer à rendre le calcul du DPE plus favorable pour certains logements équipés de systèmes électriques performants.

Cela peut notamment renforcer l’intérêt des solutions de chauffage électrique performantes dans les stratégies de rénovation énergétique.


DPE 2026 : faut-il pour autant arrêter de faire des travaux ?

Non.

Il est important de ne pas confondre amélioration de l’étiquette DPE et amélioration réelle du bâtiment.

Le nouveau coefficient peut améliorer le classement réglementaire sans modifier :

  • l’isolation du logement ;
  • les fenêtres ;
  • le système de ventilation ;
  • le confort thermique ;
  • la consommation réelle ;
  • les dépenses d’électricité.

Une rénovation énergétique reste donc pertinente lorsqu’elle permet réellement de réduire les besoins énergétiques du logement.

Le nouveau coefficient permet simplement d’obtenir une photographie réglementaire plus favorable pour certains logements électriques.


Pourquoi cette réforme est-elle importante pour les propriétaires ?

Le DPE joue désormais un rôle majeur dans la vie d’un bien immobilier.

Il peut influencer :

  • la valeur du bien ;
  • la vente ;
  • la location ;
  • la négociation du prix ;
  • les travaux de rénovation ;
  • les décisions d’investissement ;
  • les obligations réglementaires du propriétaire.

La modification du coefficient de l’électricité constitue donc une évolution à connaître pour tout propriétaire d’un logement chauffé à l’électricité.


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Vous possédez un logement chauffé à l’électricité ?

Votre DPE est classé E, F ou G ?

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DPE 2026 : ce qu’il faut retenir

Depuis le 1er janvier 2026 :

✅ Le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9.

✅ Cette évolution concerne notamment le calcul du DPE.

✅ Les logements utilisant fortement l’électricité peuvent bénéficier d’un calcul d’énergie primaire plus favorable.

✅ Certains logements peuvent gagner une classe DPE sans réaliser de travaux.

✅ La consommation réelle d’électricité du logement ne change pas.

✅ La facture d’électricité ne diminue pas automatiquement.

✅ Les logements classés F ou G chauffés à l’électricité ont particulièrement intérêt à vérifier leur situation.

✅ Certains DPE antérieurs peuvent bénéficier d’une mise à jour selon les conditions prévues par l’ADEME.

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